Avec le départ programmé de Rachida Dati, début 2026, le moment opportun s'offre pour l'Etat de faire de sérieuses économies.
Il s'agit, ni plus ni moins, de passer d'un coûteux et peu démocratique ministère de la culture à un simple secrétariat d'état. Aujourd'hui, seulement une poignée d'"artistes", tout domaine confondu, peut prétendre bénéficier d'une aide ministérielle.
Quelques données
Effectifs du ministère de la Culture
Selon les chiffres du ministère, en 2024 il y avait environ 7 400 agents directement employés dans l’administration centrale du ministère.
Selon un rapport du Sénat, en 2023 le ministère de la Culture rémunère 28 485 emplois, équivalents temps plein, dont :
8 969 emplois, personnels directement rémunérés par l’État.
19 526 emplois via les opérateurs ou agences, qui sont des structures subventionnées ou créées par le ministère.
Le rapport du Sénat souligne que le ministère de la Culture est caractérisé par un réseau d’opérateurs considérable.
Les crédits dédiés aux fonctions de soutien du ministère, autrement dit la masse salariale liée au fonctionnement du ministère augmente toujours.
Pour le Rapport Social Unique 2023, le ministère compte 28 485 agents, dont 80 % travaillent dans des établissements publics (opérateurs comme les Musées), et environ 5 % en administration centrale.
Le gouvernement veut réduire le nombre de fonctionnaires pour faire des économies, ce qui laisse entendre qu’il estime certains effectifs excessifs. L’administration d’État ne cesse pourtant de grossir et des voix critiquent un manque de lien clair entre les agents et un service public rendu aux citoyens ou, en l'occurrence ici, aux créateurs.
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Comment réduire les dépenses publiques, le poids administratif, les lenteurs et procédures complexes, les surcouches réglementaires ?
Le ministère de la Culture en France coûte plusieurs milliards d’euros par an. Pour les partisans d’un État plus léger, la culture ne devrait pas être financée à un tel niveau par l’argent public.
Par ailleurs ce ministère développe inévitablement une “culture officielle”, avec un entre-soi culturel piloté par une pléiade de fonctionnaires, quelques galeries accompagnées par une poignée de personnes autorisées qui ne favorisent finalement que certains milieux.
L’État, en finançant des projets plutôt que d’autres, oriente indirectement la création et influence ce qui est valorisé.
L'état en accordant davantage de place au patrimoine monumental, toujours vecteur de Tourisme culturel puissant, en encourageant le mécénat et les industries culturelles pourraient se dégager des missions actuellement publiques.
Réformer ou supprimer le ministère de la Culture ?
En France, le modèle est excessivement étatisé, avec un budget conséquent : l’État finance le patrimoine, les arts vivants, le cinéma, les musées nationaux...
En Allemagne le modèle reste décentralisé, pas de ministère de la culture au niveau fédéral pendant longtemps, un secrétariat d’État seulement depuis 1998. Les Länder (régions) ont la quasi-totalité des compétences : musées, théâtres, patrimoine. Les budgets culturels régionaux sont souvent plus élevés que ceux de l’État fédéral, la culture est d’abord territoriale, proche des citoyens.
Au Royaume-Uni, le rôle de l’État est limité, beaucoup de financements passent par des organismes indépendants comme l’Arts Council England. Le système repose sur un mécénat privé, sur une billetterie et des revenus propres aux institutions. Les subventions publiques sont plus faibles qu’en France. La vision demeure libérale : l’État soutient, mais le marché et les mécènes jouent un rôle majeur.
Aux États-Unis : très faible intervention fédérale, pas de ministère de la Culture, la culture relève principalement de l’initiative privée et communautaire. Agences fédérales modestes (NEA, NEH), le secteur culturel repose sur le mécénat privé avec les déductions fiscales qui en découlent, sur des fondations, des universités, sur le financement local des villes ou des États.